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Commission Laurent: la suite?
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Des familles d’accueil craignent de subir des représailles lorsqu’elles questionnent certaines décisions ou prennent position pour défendre ce qu’elles considèrent être dans le meilleur intérêt de l’enfant.
Pendant neuf ans, la famille dont il est question dans la chronique a accueilli près d’une cinquantaine d’enfants. Elle a accompagné des jeunes aux parcours parfois très difficiles, tout en travaillant avec leurs parents afin de favoriser, lorsque c’était possible, un retour dans leur famille biologique.
Aujourd’hui, cette famille ne peut plus accueillir d’enfants.
Selon son témoignage, le non-renouvellement de son contrat serait lié au fait qu’elle s’est opposée à certaines décisions qu’elle jugeait contraires au bien-être des enfants. Elle rapporte également avoir vécu de l’intimidation, du harcèlement et des menaces de représailles.
Cette situation doit nous interpeller.
Les familles d’accueil sont aux premières loges du quotidien des enfants qui leur sont confiés. Elles apprennent à les connaître, développent des liens avec eux et constatent directement leurs besoins, leurs difficultés et leur évolution.
Lorsqu’elles soulèvent une préoccupation, leur parole doit pouvoir être entendue et considérée. Défendre l’intérêt d’un enfant ne devrait jamais devenir une source de crainte.
Le Québec fait déjà face à des défis importants pour recruter de nouvelles familles d’accueil et, surtout, pour conserver celles qui possèdent plusieurs années d’expérience.
Chaque départ signifie une perte d’expertise pour le réseau. Mais il signifie surtout une famille de moins pouvant offrir stabilité, sécurité et repères à un enfant qui en a besoin.
Pour la FFARIQ, les familles d’accueil doivent être reconnues comme de véritables partenaires de la protection de la jeunesse. Cette relation doit reposer sur l’écoute, le respect, la confiance et la collaboration, particulièrement lorsqu’une famille soulève des préoccupations concernant un enfant.
La FFARIQ continuera de porter la voix des familles d’accueil et de dénoncer les situations qui fragilisent leur capacité à remplir leur rôle.
Parce qu’un système de protection de la jeunesse fort a besoin de familles d’accueil qui se sentent soutenues, respectées et libres de s’exprimer lorsqu’elles croient que l’intérêt d’un enfant est en jeu.
Pour lire la chronique de Mylène Moisan, consultez notre section Médias