Depuis plus d’un an, la FFARIQ demandait que soit créé un poste de Commissaire au bien-être et aux droits des enfants. La nomination de Marie-Eve Brunet Kitchen à ce poste est donc très bien accueillie par la FFARIQ.
La présence de ce « chien de garde » du bien-être et des droits des enfants de la DPJ donne enfin un recours aux familles d’accueil pour que les enfants dont elles ont la garde puissent recevoir l’aide, les soins et l’accompagnement dont ils ont besoin.
« Ça fait 23 ans que je suis famille d’accueil et je constate que le système de protection de la jeunesse est à son plus bas point. Les enfants arrivent avec des valises beaucoup plus grosses que ce qu’ils sont capables de porter et, souvent, il est difficile d’avoir les soins et l’accompagnement dont ils ont besoin. Il faut pouvoir dénoncer les choses et que les enfants soient entendus », rappelle Mme Gagnon.
Elle a profité de cette entrevue de près de 10 minutes pour souligner que le système doit être revu au complet, notamment sur ces points :
- L’obligation de « sortir » les enfants de leur famille d’accueil dès qu’ils atteignent 18 ans, et ce, même s’ils sont en famille d’accueil de proximité, s’ils ont encore besoin d’accompagnement ou s’ils sont aux études. « Malgré la Loi qui a changé en 2023 et les recommandations de la Commission Laurent de garder les enfants jusqu’à l’âge de 25 ans, ce que je vois sur le terrain, c’est qu’à 18 ans, on lui dit “débrouille-toi, on ne paye plus”. Ce n’est pas une question de places disponibles, c’est une question d’argent! »;
- Les critères généraux pour devenir famille d’accueil. « Le ministère est à retravailler les critères généraux. La FFARIQ a participé à travailler ce projet. Le cadre de référence et les critères sont faits pour toutes les familles d’accueil autant à l’enfance qu’à l’adulte, mais un enfant ne reste pas dans sa chambre, comme l’adulte. La chambre peut être plus petite. Les critères peuvent être assouplis pour accueillir des enfants, tout en gardant un œil bienveillant. »;
- Une durée plus longue des contrats des familles d’accueil afin d’assurer une sécurité. « Les familles d’accueil sont des travailleurs autonomes. Investir pour adapter une maison pour accueillir des enfants quand on n’a pas de sécurité d’emploi, c’est difficile. Ça fait 22 mois qu’on négocie et qu’on se bat pour ça. ».
L’arrivée d’une Commissaire au bien-être et aux droits des enfants permet d’espérer que les enfants qui nous sont confiés auront accès à tout ce qui est nécessaire pour répondre à leurs besoins.
Vous pouvez écouter l’entrevue complète en cliquant sur ce lien :
