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Commission Laurent: la suite?
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« On l’a laissé tomber », a écrit la coroner Julie-Kim Godin dans son rapport sur le décès de ce jeune homme.
Notre présidente, Mélanie Gagnon, ne pouvait passer sous silence ce verdict accablant pour le système de protection de la jeunesse. « En tant que présidente de la Fédération des familles d’accueil et ressources intermédiaires du Québec, je ne peux que l’appuyer, parce que nous le voyons, nous le vivons, nous les dénonçons depuis trop longtemps », écrit madame Gagnon.
Cette situation n’est pas une exception. Et elle est encore plus déplorable pour les jeunes issus des familles d’accueil de proximité, car, lorsque l’État confie un jeune à un membre de la famille, il remet alors entre leur main une responsabilité souvent sans ressources, sans formation adéquate, sans véritable accompagnement. Et quand la DPJ conclut que l’enfant n’a plus besoin de protection, le dossier est fermé et ces familles se retrouvent seules pour continuer à soutenir l’enfant. Lorsqu’il atteint 18 ans, le mince filet social qui existait disparaît… car la directive stipulant qu’un jeune en famille d’accueil peut avoir des services jusqu’à l’âge de 21 ans s’il poursuit ses études est appliquée de façon très discrétionnaire.
Les droits d’un enfant placé ne devraient pas dépendre du type de famille qui l’accueille, de la région où il vit ou de son bulletin scolaire. Lorsque l’État retire un enfant de sa famille biologique, il en assume la responsabilité. Et celle-ci ne disparaît pas en un claquement de doigts à minuit le soir de ses 18 ans.
Vous pouvez lire la lettre ouverte de Mélanie en suivant ce lien